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A une mendiante rousse (Baudelaire)

Et qu'en pense l'IA ?(*)

Blanche fille aux cheveux roux,
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté,
Pour moi, poète chétif,
Ton jeune corps maladif,
Plein de taches de rousseur,
A sa douceur.
Tu portes plus galamment
Qu’une reine de roman
Ses cothurnes de velours
Tes sabots lourds.

."À une mendiante rousse" est un poème qui illustre la capacité de Baudelaire à transformer la réalité par son art. Charles se balade (probablement à moitié en train de flotter dans une brume d’absinthe), et là, paf : il tombe sur une mendiante rousse. Pas très bien habillée (on parle de guenilles), mais avec une beauté fulgurante et du feu dans les cheveux. Et là, notre Baudelaire voit plus qu’une pauvresse : il voit une muse, une déesse... voire carrément un fantasme ambulant. Ce poème, c’est un peu comme si Baudelaire avait découvert Tinder dans une ruelle parisienne du XIXe siècle.... (*) texte et illustration générés par IA.