Rêve parisien (Baudelaire)


    De ce terrible paysage,
    Tel que jamais mortel n’en vit,
    Ce matin encore l’image,
    Vague et lointaine, me ravit.
    Le sommeil est plein de ???
    Par un caprice singulier,
    J’avais banni de ces spectacles
    Le végétal irrégulier,
    ...
    En rouvrant mes yeux pleins de flamme
    J’ai vu l’horreur de mon taudis,
    Et senti, rentrant dans mon âme,
    La pointe des soucis maudits ;
    La pendule aux accents funèbres
    Sonnait brutalement midi,
    Et le ciel versait des ténèbres
    Sur le triste monde engourdi.