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Les hiboux (Baudelaire)

Et qu'en pense l'IA ?(*)

Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.
Sans remuer ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique
Les ténèbres s’établiront.
Leur attitude au sage enseigne
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne
Le tumulte et le mouvement ;

.Dans ce poème, notre bon Charles nous parle de hiboux. Mais attention, pas les mignons hiboux façon peluche de Noël. Non, ici ce sont des vieux sages mystérieux, posés comme des profs de philo en pleine dépression hivernale, perchés sur des arbres tordus. Ils méditent sur l’existence pendant que les gens normaux dorment (ou picolent en terrasse). Et Baudelaire, fidèle à lui-même, fait passer un petit message : être silencieux et sombre, c’est classe. L'agitation, la vanité humaine ? Pfff, pure perte de temps. Les hiboux, eux, ils savent.. (*) texte et illustration générés par IA.