Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
...
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir |
.Baudelaire se lève du pied gauche et découvre que sa journée sera pourrie. Le ciel est bas, la lumière absente, les cloches sonnent comme des casseroles de désespoir, et même l’Espoir, ce petit farceur, s’est fait la malle en courant comme s’il avait vu une facture EDF.
Mais attention, derrière la déprime abyssale, il y a une esthétique puissante. Baudelaire ne se contente pas de râler : il sculpte le mal-être, il l’élève au rang d’art. . (*) texte et illustration générés par IA. |