Ô toi, le plus savant et le plus beau des Anges,
Dieu trahi par le sort et privé de louanges
Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!
Ô Prince de l'exil, à qui l'on a fait tort
Et qui, vaincu, toujours te redresses plus fort,
Ô Satan, prends pitié de ma longue misère! |
.Baudelaire... Ce brave garçon du XIXᵉ siècle qui, au lieu d’écrire sur des fleurs ou des couchers de soleil comme tout poète bien élevé, a préféré dédier un poème à Satan.
C'est un plaidoyer déguisé, et en quelque sorte, un acte de tendresse pour les abîmés de la vie.
Un peu comme si Baudelaire criait au monde : "Vous ne voulez pas d’eux ? Eh bien, moi, je les prends tous !" – en créant une équipe de bras cassés, sponsorisée par Lucifer lui-même.. (*) texte et illustration générés par IA |